Suffit d’une journée
Pour voir apparaître la beauté
En une seconde vous la croisez
Vous ne savez plus quoi penser
Vous êtes à la bibliothèque
Entre le dernier Beigbeder
Et un classique de Balzac
Vous voyez ses courbes joliment dessinées
Sur un siège vous vous asseyez
Votre choix a été Beigbeder
Vous ouvrez la première page
Là, elle vient, cette fille sans âge
Vous sentez son parfum fruité
Ses cheveux passent devant ses yeux
En vous regardant d’un si beau bleu
Elle vous dit : « je peux m’asseoir à côté »
Votre Vie bascule en une phrase
Votre Cœur chavire en une phase
Vous voyez en un instant
Tous vos rêves rejaillir en lui répondant
Puis vous commencez à parler
Un genre de conversation littéraire
Pas du tout linéaire
Vous l’invitez à continuer devant un bon dîner
Sur la route vous sentez un regard
Vous sentez son doux regard
Vous apprenez qu’elle n’est pas d’ici
Alors vous lui décrivez comment est, ici, la Vie
Elle vous écoute
Et sans nul doute
Vous tombez sous son charme
Vous baissez les armes
Au restaurant c’est une fée
Qui vous a envoûté
Elle est d’une telle délicatesse
Que vous imaginez sa tendresse
Vous êtes plein de maladresse
Tous vos mots sortent dans le désordre
Mais elle est d’une telle élégance
Dans sa façon d’aimer le désordre
Elle vous dit après le dessert :
« Voudriez- vous boire un dernier verre ? »
« Mais pourquoi un dernier
Avec vous, buvons des milliers »
« Risquerions nous pas d’être bourrés »
Vous répondit-elle
« Vous êtes si belle
Dans cet état je m’en voudrais de vous ramener »
Nous voilà en train de marcher
Vers sa demeure
Qui me semble être celle du bonheur
J’aperçois un banc abandonné
Mais il est déjà trop tard
Elle l’a pris d’assaut
Et s’est assise en ce moment si tard
Mais que son corps est beau
Nous sommes assis face à un lac
C’est là que ses yeux m’attaquent
Je les trouve si beau
Car ils sont comme cette eau
Des yeux calme et serein
Pétillant et charmant
Et c’est ce qu’il y a de plus troublant
Car on y voit colère et rage en son sein
Le bout de mes doigts tremblant
Caresse sa joue en s’assurant
Que mes autres doigts
Caresse gentiment le bout de ses doigts
Je redessine avec ma main
Les contours de son visage
Que je disais sans âge
Car il m’attire de son dessin
Mes doigts passent sur ses lèvres
Alors je nous imagine lèvres contre lèvres
Je m’approche de plus en plus près
Elle craque et m’embrasse de très près
Kidnappé par un baiser
Je ne demande qu’à recommencer
Elle, elle ne veut plus s’arrêter
Et m’embrasse sans respirer
Elle m’invite chez elle
Devant une invitation si belle
Je ne peux repousser cet appel
Face à notre désir charnel
Dans la pénombre de la nuit
Elle est comme un joyau qui luit
Pendant que ces baisers de plus en plus m’attirent
Je dessine les courbes de son corps à n’en plus finir
Sur le chemin
Je crus voir mon destin
Pendant ces 500 mètres si long
Et si court à la fois mais tellement bon
Nous voilà dans l’ascenseur
C’est elle qui redessine mon corps
Jusqu’au point que je devienne fort
Elle sait me mettre en apesanteur
De sa main elle caresse mon corps
De sa bouche elle embrasse le plus fort
Je suis comme en orbite
Autour du corps de l’Aphrodite
Il n’y a que 8 étages à grimper
Que ce fut long
Ses lèvres, rien qu’elles, me les firent monter
Que ce fut bon
L’ascenseur s’ouvrit
Elle n’avait pas fini
Mais nous sortîmes
Comme du paradis et non des abîmes
Nos lèvres ne pouvaient
Inlassablement se séparer
Dès que je sens sa langue
Mon bateau de cœur tangue
Nous voilà entrés chez elle
Je suis comme un enfant sur la plage avec sa pelle
Je suis comme un enfant et son bonbon
Qu’il a peur de manger car il est peut être pas bon
Alors il ouvre doucement
Son fin chemisier blanc
Elle enlève tendrement
Son basique t-shirt blanc
Elle caresse du bout de ses doigts
Son torse et pose la main sur son cœur
Il caresse ses seins avec lenteur
Mais avant tout il veut toucher son cœur
Devant un corps si parfait
Il s’agenouille face à une telle beauté
Embrassant son ventre
Passant sa langue dans son nombril enjoué
Doucement ils sont allongés
Elle l’embrasse sur le canapé
Puis embrasse son torse nu
Joue avec son nombril puis saisi le plus tendu
Au même instant
Elle lui offre son sucré jardin
A ce moment
Il goûte son secret jardin
Les voilà tous les deux
Nu sur un canapé
C’est un couple qui s’aime ; quel gaieté
Ils essayent de monter aux cieux
Quant à elle, elle monte un étalon
Elle trouve çà bon
Lui, est à sa merci autant en finir
Elle ne veut que jouir
Elle est tellement belle
Qu’il entre en elle
En étant sur son joli corps
Ils aiment quand c’est fort
Toute la nuit
Ils se reflètent dans leurs yeux
La jouissance luit
Quand ils sont sur le chemin des cieux
Aucune trêve
Ils vivent un rêve
Ils sont en osmose sexuelle
Don’t stop au plaisir charnel
Le lendemain matin
Le soleil brille sur son joli teint
Ses yeux brillent dans le soleil
Elle est une vraie merveille
Elle le regarde tendrement
Il la regarde amoureusement
Elle l’embrasse passionnément
Et monte sur lui ardemment
L’extase continue
Qu’elle le prenne devant ou dans le cul
Excusez cet écart de langage
Mais elle aime boire son breuvage
Elle n’avait jamais connu l’orgasme
Les mecs ne lui filaient que des spasmes
Il lui a redonné tous ses sens
Il lui a fait connaître la jouissance
Elle s’habille de son t-shirt et son boxer
Il la trouve sexy dans ses affaires
Il la rejoind sur la terrasse
Enlacés ils regardent la lune qui trépasse
Il l’embrasse dans le cou
Elle l’embrasse sur la joue
Ils se contemplent et sans problème
Ils se disent : Je t’aime !!!